01/09/09 La responsabilité d’informer
Le président du Groupe de prévention du génocide accueille les journalistes à un atelier sur la responsabilité d’informer qu’ont les médias
Ottawa, le 1er septembre 2009 – Paul Dewar, président du Groupe parlementaire multipartite pour la prévention du génocide et d’autres crimes contre l’humanité (le Groupe de prévention du génocide), au Canada, accueille aujourd’hui les journalistes à un atelier sur la Colline du Parlement.
Depuis le génocide rwandais de 1994, on sait que les gouvernements n’ont pas agi en partie à cause du manque de pression médiatique.
« Les médias ont un rôle important à jouer pour sensibiliser les gens, pour signaler les violations des droits de la personne et pour veiller à ce que les Canadiens soient informés des crises humanitaires dans le monde, a déclaré Paul Dewar. Les médias sont des acteurs clés lorsque vient le temps de rallier le public et les parlementaires pour prévenir des atrocités de masse. »
Le Groupe de prévention du génocide cherche à faire connaître les problèmes actuels de violation des droits de la personne et à améliorer la communication aux parlementaires des faits et des analyses sur le génocide et les autres crimes contre l’humanité.
Après avoir consulté le professeur de journalisme à l’université Carleton Allan Thompson, en juin 2009, le Groupe de prévention du génocide a décidé d’organiser un atelier pour les journalistes sur leur travail de diffusion de l’information, à partir de leur bureau d’Ottawa, concernant les violations des droits de la personne dans le monde.
Lors de l’atelier, la professeure Rita Abrahamsen, de l’université d’Ottawa, présentera une vue d’ensemble sur les conflits, les génocides et la scène politique contemporaine en Afrique. L’exposé d’Alice Musabende, survivante du génocide rwandais et productrice de la Chaîne d’affaires publiques par câble, portera sur les signes avant-coureurs ainsi que sur les différences tribales et culturelles. Quant à Marie-Jo Proulx, formatrice de professionnels des médias, elle parlera des pratiques exemplaires de diffusion de l’information, à partir d’Ottawa, sur les questions faisant l’objet de l’atelier. Les participants discuteront des difficultés propres à la couverture journalistique des conflits sur la scène internationale et détermineront quels moyens peuvent être employés pour que le public canadien soit mieux informé.
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