Violence sexuelle en temps de guerre: Un crime contre l’humanité. Un problème mondial.

 

 

Le 26 mars 2014, le GPG a accueilli un groupe d’experts venus discuter de la prévention de la violence en temps de guerre. Le groupe se composait de cinq experts : David Anderson, secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement; Furio De Angelis, représentant au Canada du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés; Julia Nolan, chef de l’équipe chargée de la politique étrangère au Haut-Commissariat britannique au Canada; Hilmi Zawati, président de l’International Legal Advocacy Forum; Andras Vamos-Goldman, directeur exécutif de l’Initiative d’intervention rapide au service de la justice.

La discussion a porté sur la culture de l’impunité, sur les problèmes liés à la collecte d’éléments de preuve et l’accès à la justice, de même que sur l’habilitation des femmes. Le groupe a expliqué comment la communauté internationale unit ses efforts pour contrer la violence sexuelle.

 

« Il faut s’en prendre à la culture du silence des victimes et à l’impunité des agresseurs. »
– Furio De Angelis, représentant au Canada du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

 

« Depuis les années 1990, la communauté mondiale réalise que la violence sexuelle n’est pas un sous-produit des guerres, mais plutôt un outil pour intimider les communautés et pour détruire leur identité. »
– Furio De Angelis, représentant au Canada du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

 

« Il faut à tout prix que les premiers intervenants dans les régions où sont commis des crimes sexuels lors de conflits reçoivent une formation pour recueillir des preuves et de l’information, et pour prodiguer des soins aux survivantes. »

 

–   Julia Nolan, chef de l’équipe chargée de la politique étrangère au Haut-Commissariat britannique au Canada

 

« Les piliers de l’intervention rapide au service de la justice comprennent la collecte d’éléments de preuve et la formation destinée aux enquêteurs qui peuvent être déployés sur-le-champ […] Le Canada prend activement part à l’intervention rapide au service de la justice et aide les équipes d’enquête à se rendre dans les régions aux prises avec des conflits. »
– Andras Vamos-Goldman, directeur exécutif de l’Initiative d’intervention rapide au service de la justice

 

« Le Canada a intenté un procès à Désiré Munyaneza et à Jacques Mungwarere pour des crimes commis au Rwanda en 1994; cela montre clairement que nous ne permettrons pas à des agresseurs de se cacher dans notre pays. »
– Hilmi Zawati, président de l’International Legal Advocacy Forum