Économie du conflit

Le Groupe parlementaire multipartite pour la prévention du génocide et d’autres crimes contre l’humanité a animé une discussion sur l’incidence possible de la récession actuelle sur les droits humains de la personne et les crimes contre l’humanité.

Voici quels étaient les thèmes et les experts qui ont pris part aux discussions.

1.  La récession engendre la répression

M. Gillies et son collègue M. Abraham Sewonet Abatneh, de l’Institut Nord-Sud, ont examiné comment la récession économique actuelle peut déclencher et exacerber les conflits. La récession peut engendrer la répression en réduisant les recettes d’exportations de produits de base, les remises et les opérations de change, ainsi qu’en augmentant les niveaux de chômage et le prix des aliments. Dans les pays dotés d’un filet de sécurité sociale « effiloché » ou dépourvus de filet de sécurité, la récession peut donner lieu à des mesures de répression, à des conflits et à des crimes contre l’humanité. M. Abatneh l’a illustré au moyen d’études de cas dans le sud du Soudan, à Haïti et au Ghana.

2.  Récession économique et politique étrangère canadienne

M. Manfred A. Bienefeld, de l’École d’administration publique de l’Université Carleton, a exposé les facteurs à long terme qui engendrent la récession et des gouvernements qui font fi de leurs citoyens. Il soutenait que la situation en Somalie montre bien ce qui risque de se produire si nous ne parvenons pas à un degré de cohésion. Il a ajouté que le Canada n’est pas à l’abri des difficultés découlant de la récession économique et que nous devons nous concentrer sur les vastes structures à l’origine de ces problèmes.